Des entreprises françaises de la région
cartonnent en Chine.
Nantes, le 16 septembre 2008
Secmair, fabricant mayennais
de machines pour l'entretien des routes, a
créé et commercialisé
en Chine, dès 2002, cet engin qui revêt
la chaussée de bitume et de cailloux.
Dresser le bilan des actions menées
par les entreprises d'ici en Chine : tel est
le but du séminaire Pays de Loire-Shandong
qui s'est déroulé vendredi et
samedi à Qingdao, au bord de la mer
Jaune.
C'est au coeur de la deuxième province
la plus peuplée de Chine, le Shandong,
avec qui elle est jumelée, que la région
des Pays de la Loire est venue faire le bilan
de ses liens avec la Chine. À lui seul,
le Shandong compte 92 millions d'habitants
: trente fois la population de la Région
! Un gigantisme à l'image du défi
chinois, que de nombreuses entreprises d'ici
ont décidé de relever.
Fixator
(Maine-et-Loire), entreprise de 36 employés
en France et 25 en Chine, n'a pas fait moins
que de s'attaquer à la deuxième
tour la plus haute du monde, à Shanghai
! C'est elle, en effet, qui a fourni les échafaudages
suspendus et treuils qui en ont permis la
construction. « En 2000-2001, la crise
du bâtiment et la chute du dollar nous
ont fait perdre des marchés que nous
avions à Hong Kong ou Singapour, explique
Bruno Patron, PDG. Au lieu de nous replier
sur des zones plus proches de la France, nous
avons décidé de produire et
de vendre sur place ». Pari gagnant.
En 2007, 97 % du chiffre d'affaires de Fixator
Asia provenait des exportations. Cette année,
le marché chinois devrait en représenter
30 %.
Les Chinoises aiment les
pains à l'ancienne
Pour percer sur un marché
qui se développe à vitesse grand
V, il faut savoir réagir promptement
aux revers infligés par une industrialisation
parfois sauvage. Secmair, fabricant mayennais
de machines pour l'entretien des routes, en
a fait l'expérience. L'entreprise a
créé et commercialisé
en Chine, dès 2002, un engin «
bi-fonctionnel » permettant de revêtir
la chaussée de bitume et de cailloux.
« Nous l'avons bien
vendu jusqu'à 2006 et là, brusquement,
plus rien ! raconte Guillaume Larivière-Doublard,
directeur des affaires internationales. D'un
seul coup, nous avions sept concurrents chinois
! Alors nous avons mis sur le marché
une autre machine, alliant des fibres de verre
au bitume et cailloux. En Chine, on sait qu'il
y a des copieurs. La meilleure arme, c'est
la pugnacité et la technologie : de
toute façon, si on n'est pas bon chez
soi, on ne sera pas bon à l'étranger.
»
Ce qui est bon pour les habitants
de la région le sera-t-il pour les
C hinois ? C'est le pari de Jean-Yves Foucher,
directeur de Biofournil (Maine-et-Loire).
Distribués à Shanghaï en
vue des expatriés, ses pains à
l'ancienne ont trouvé d'autres amatrices
: les jeunes Chinoises ! Alors, le marché
du pain existe-t-il en Chine ? « Réponse
dans quelques années, déclare
Jean-Yves Fouché. Nous sommes des bizuts
! »
Source :
Ouest France
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