Areva prend sa revanche en Chine
Paris, le 10 septembre 2008
Moins de deux mois après s'être
fait doubler par son rival Westinghouse sur
le marché chinois, Areva conclut un
protocole d'accord avec Pékin pour
la livraison de deux centrales nucléaires
EPR
Anne Lauvergeon est une teigneuse. La patronne
d'Areva vient de signer un protocole d’accord
concernant la fourniture de deux centrales
EPR à l’électricien chinois
China Guangdong Power Corporation (CGNPC).
La livraison de ce réacteur du futur
rapporterait environ 6 milliards d’euros
au groupe nucléaire français.
Une revanche sur le rival Westinghouse
Actuellement en voyage au Brésil, une
terre prometteuse en matière de nucléaire
civil, Anne Lauvergeon prend ainsi sa revanche.
Car la signature de ce contrat intervient
moins de deux mois après qu’Areva
s’est fait souffler, en Chine également,
une commande de quatre réacteurs de
troisième génération
par le nippo-américain Westinghouse.
Rien n’a filtré sur les conditions
de signature du protocole qui inclurait une
coopération sur l’ensemble de
la chaîne nucléaire, depuis la
fabrication du combustible jusqu’au
retraitement. Reste que plusieurs mois devraient
s’écouler avant la signature
d’un accord en bonne et due forme. Le
temps, par exemple, de fixer le montant de
la part locale chinoise dans la fabrication
et l’importance du transfert de technologie.
C’est parce que Westinghouse s’était,
dit-on, montré plus accommodant sur
ce point qu’il aurait emporté
le contrat de la mi-décembre.
Une chose est sûre : cette bonne nouvelle
devrait calmer la campagne de déstabilisation
lancée contre Anne Lauvergeon, axée,
principalement, sur le retard du réacteur
qu’Areva construit en Finlande et les
déboires chinois de la fin de 2006.
Source :
L'express
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