La Banque mondiale appelle la Chine à
des efforts conjoints pour le développement
de l'Afrique
BEIJING, 6 mars 2008
La Banque mondiale a appelé à
travailler de concert avec la Chine en qualité
de partenaires pour répondre aux défis
qui empêchent l'Afrique de parvenir
à une croissance durable, a déclaté
Obliageli Ezekwesili, vice- présidente
de la Banque mondiale pour la région
africaine.
Les principes qui sous-tendent le soutien
de la Chine sont le bénéfice
mutuel et la réciprocité. "Ce
qui est différent, pourtant, c'est
l'échelle et l'objectif de ces investissements",
a dit Mme Ezekwesili mercredi, au Centre chinois
de recherche économique de l'Université
de Beijing.
La coopération devrait se concentrer
sur les infrastructures, l'intégration
régionale, la gestion des ressources
naturelles, l'agriculture et la technologie,
a-t-elle ajouté.
"En travaillant plus étroitement
ensemble, nous pourrons soutenir les efforts
de nos partenaires africains, en tant que
leaders de leur propre développement".
Selon la Banque mondiale, les infrastructures
constituent le goulot d'étranglement
de l'Afrique qui reste un lieu d'investissement
"très coûteux". Près
de 54% de la population n'aurait pas atteint
les objectifs du Millénaire pour le
développement (OMD) dans le secteur
de l'eau, 25% des ménages africains
ont accès à l'électricité.
Les estimations montrent que l'Afrique a
besoin d'un capital de 22 milliards de dollars
par an pour soutenir un taux de croissance
de 7% du PIB qui permettra d'atteindre les
objectif de réduction de la pauvreté
des OMD.
"La Chine a fait une grande promesse
à l'Afrique, non pas seulement en termes
d'investissements financiers dans le secteur
de l'énergie, des transports, de l'eau,
mais aussi dans l'expertise technique qui
accompagne le développement de son
réseau d'infrastructures", a-t-elle
dit.
Elle a aussi suggéré que le
soutien croissant des investissements de la
Chine en Afrique améliore les talents
locaux.
"De tels investissements devraient
fournir d'importantes occasions pour les entreprises
africaines qui se constituent en joint-ventures
pour remonter la chaîne de la valeur",
a-t-elle poursuivi.
"Je suis contente que la Chine participe
en tant qu'observateur et j'espère
qu'elle pourra se développer peu à
peu en tant que membre actif", a-t-elle
fait remarquer, ajoutant que les entreprises
chinoises participent aux projets de financement
de la Banque mondiale en Afrique avec une
moyenne annuelle de 265 millions de dollars
.
Source : Xinhuanet
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