La
Chine pulvérise son record d'excédent
commercial
Paris, 14 janvier 2008
Le surplus atteint 177 milliards d'euros,
au deuxième rang mondial derrière
l'Allemagne. Toutefois pour Pékin,
les excédents commerciaux records n'ont
pas que des avantages.
La Chine est un ogre. Le géant asiatique
a enregistré un nouveau record d'excédent
commercial en 2007, à 262,2 milliards
de dollars, selon des statistiques officielles
publiées vendredi. Soit 177 milliards
d'euros. Ce n'est pas encore aussi bien que
l'Allemagne - déjà 186 milliards
d'euros de surplus sur les 11 premeirs mois
-, mais on s'en rapproche. Au total, les échanges
commerciaux de la Chine avec l’étranger
ont totalisé 2.170 milliards de dollars.
Sur un an, la progression a été
de 47,7%, comparée aux résultats
2006 (177,47 milliards de dollars), qui avaient
déjà constitué un record.
Dès la fin du 3e trimestre 2007, il
était battu. Dans la foulée,
les économistes avaient tablé
sur un surplus annuel pouvant atteindre les
280 milliards à la fin de l’année.
Ces excédents commerciaux abondent
les réserves de change chinoises, déjà
colossales. Selon la Banque populaire de Chine,
elles ont progressé de 43,3% sur un
an, atteignant les 1530 milliards de dollars.
Elles ne font pas nécessairement les
affaires de Pékin. Les autorités
chinoises craignent un afflux de liquidités
désordonné, susceptible de générer
une bulle financière ou des surcapacité
de production.
Cet emballement de l'excédent commercial
devrait, en outre, accroître encore
les pressions sur la monnaie chinoise, le
yuan. Lassés de leurs propres déficits
face au géant asiatique, les partenaires
américains et européens exercent
depuis quelques années de multiples
pressions sur Pékin pour obtenir des
échanges plus équitables. Cela
passe notamment, selon eux, par une appréciation
conséquente du yuan, dont la sous-évaluation
fausse la concurrence, aux yeux des occidentaux.
De fait elle maintient les exportations chinoises
trop bon marché.
Les autorités chinoises, cependant,
s'en tiennent à leur credo d'une appréciation
« graduelle ». Selon Pékin,
elle est doublée « d'une amélioration
progressive » du système de change,
le tout pour préserver absolument la
stabilité de la monnaie. Le yuan s'est
progressivement apprécié contre
le billet vert depuis sa réévaluation
de juillet 2005, gagnant plus de 11,5%. Mais
il a suivi un chemin inverse par rapport à
l'euro.
Source : L'expension.com
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