Sarkozy
plaide en Chine pour une "croissance
durable"
Paris, décembre 2007
La Chine est accusée
de maintenir sa monnaie à un niveau
artificiellement bas pour soutenir ses exportations
et sa très vigoureuse croissance économique,
ce qui lui procure un avantage compétitif
supplémentaire par rapport aux Européens
déjà pénalisés
par la hausse de l'euro. Et Nicolas Sarkozy
avait indiqué en début du mois
qu'il essayerait de convaincre les autorités
chinoises de laisser leur monnaie se réévaluer,
lors de son voyage de trois jours en Chine.
La controverse monétaire a donc été
logiquement au coeur de son intervention,
dimanche, lors d'un dîner organisé
par la Chambre de commerce et d'industrie
française en Chine.
"La Chine joue désormais un rôle
essentiel sur la scène économique
mondiale (...) Par sa seule existence, elle
modifie les équilibres mondiaux",
a souligné Nicolas Sarkozy. "Cela
implique des droits mais aussi des responsabilités,
c'est-à-dire des devoirs". Aussi,
a estimé le chef de l'Etat français,
"la Chine a un rôle capital à
jouer, en concertation avec les autres acteurs,
pour ne pas laisser s'accumuler les déséquilibres
jusqu'au point où nous ne saurons plus
comment nous en sortir". Il a de nouveau
estimé que "l'harmonie mondiale"
reposait sur un "équilibre juste
entre les grandes monnaies" - dollar,
yen, yuan et euro.
Le coût environnemental de la croissance
chinoise
Nicolas Sarkozy a dit avoir "harmonisé"
sur ce point son "discours" avec
ceux du président de l'Eurogroupe Jean-Claude
Juncker, du Commissaire européen aux
Affaires économiques Joaquin Almunia
et du président de la Banque centrale
européenne Jean-Claude Trichet, qui
sont attendus dans les jours qui viennent
à Pékin.
Autre thématique : celle de l'impact
de l'économie chinoise sur l'environnement.
"La croissance chinoise ne doit pas et
ne peut pas se faire au prix d'une dégradation
de l'environnement mondial, de l'épuisement
des ressources naturelles, d'un réchauffement
accéléré de la planète",
a souligné le président français.
"Je souhaite convaincre la Chine d'accorder
à la question de l'environnement et
du changement climatique une priorité
comparable à la nôtre".
Il a estimé qu'il fallait inventer
pour la Chine, "dès le départ",
un "modèle de croissance durable".
Enfin, le président français
a appelé la Chine à "prendre
toute sa part" dans la résolution
des grandes questions internationales. "Je
pense à la Birmanie où j'ai
demandé à la Chine de s'engager
vigoureusement (...) Nous avons besoin de
la Chine au sujet de l'Iran, du Darfour, de
la Corée du Nord. Nous avons besoin
de la Chine pour trouver des solutions aux
problèmes globaux", a-t-il dit.
Source : D'après
une agence et relaté sur TF1
/ LCI
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