L’opposition
préfère la Chine
Paris, le 04 avril 2008
Une
alliance d'opposition de Sao Tomé et
Principe a réclamé jeudi une
rupture avec Taïwan et le rétablissement
de relations diplomatiques avec la Chine mais
le gouvernement a rétorqué qu'il
n'était pas question de rompre avec
le plus grand bailleur de fonds du pays. "La
normalisation des relations avec la Chine"
améliorerait la situation économique
du pays avec l'accès "à
des produits moins chers pour la population",
estiment dans un communiqué commun
le Parti populaire du progrès(PPP),
le Parti du renouveau démocratique
(PRD) et le Parti social rénové
(PSR).
"La coopération Sud-Sud avec la
Chine populaire aidera à améliorer
(l'approvisionnement en) électricité
ainsi que d'autres infrastructures du pays"
tout en atténuant "la dépendance
du pays à la zone euro", estiment
les trois partis qui ne disposent pas de représentation
parlementaire.
La Chine a rompu ses relations diplomatiques
avec Sao Tomé en 1997 pour protester
contre la reconnaissance par Sao Tomé
de Taïwan qui est depuis devenu un des
principaux soutiens financiers de l'archipel.
Taïwan qui versait 10 millions de dollars
par an à Sao Tomé a porté
son aide à 15 millions de dollars par
an en 2007 et devrait poursuivre cette aide
au moins jusqu'en 2012.
Pour l'opposition, cette manne n'a pas "aidé
au développement et que son impact
auprès de la populations a été
nul". Les partis estiment même
que l'aide a contribué "au clientélisme
politique et facilité la subversion
de la jeune démocratie".
Le Premier ministre Patrice Trovoada a démenti
toute velléité de rompre avec
Taïwan: "Il est évident qu'on
ne considère pas la Chine populaire
comme un adversaire. Notre partenaire est
la République de Chine de Taïwan.
Je ne vois pas d'autre solution. Tout ce qui
vient de la presse ce sont des spéculations".
Source : Afrique
centrale
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